The True Story #5

J’ai rêvé trop fort

J’ai visualisé. J’ai imaginé. J’ai vécu en rêves. Je me suis plongée dans une autre réalité. Des visions d’une autre vie. Que j’ai pris le temps de contempler, d’écrire, de jouer dans mon cinéma intérieur.

Un imaginaire à couper le souffle. L’imaginaire d’une autre vie où tout est possible et où je suis toute autre, à un tout autre endroit que le présent. Des rêves d’autres choses, d’autres mondes. Des rêves emplis d’aspirations profondes et de désirs intenses. Une autre réalité où j’ai ouvert tous les champs des possibles. Une course-poursuite à la recherche de ma vraie moi. A la recherche de ces trésors trop longtemps perdus de vue.

A la recherche de la vie qui est mienne.

Cette échappée de mon quotidien m’a permise de comprendre de nombreuses choses sur moi. J’ai pu connaître et reconnaître celle que j’étais, que je suis. Je me suis autorisée à entrevoir une autre porte, un autre chemin. Je me suis souvenue de mes rêves et de mes envies d’enfant. Et, grâce à ces projections d’une autre vie potentielle pour moi, j’ai osé sauter le pas.

Sauté tout court, d’ailleurs. Je me suis autorisée à croire à nouveau en mes rêves. Je suis autorisée à me rencontrer. Je me suis autorisée à me créer une autre réalité. Ma réalité. J’y suis allée à fond. De toutes mes tripes. De tout mon coeur. De tout mon corps. De tout mon être.

J’ai tout donné. Et, peut-être trop donné.

Au début, c’est galvanisant. Enivrant, grisant. On se découvre, on lance tous les projets qui nous appellent. On convoque avec simplicité notre joie, notre foi et notre confiance en nous et en l’avenir.

Puis, c’est la désillusion.

On se prend des murs, on vise des sommets trop hauts. Et on continue tout de même de se donner corps et âme à la tâche. Parce qui le feu du début laisse doucement la place à la pression. La pression que je mets seule. La pression de la réussite. La pression d’enfin vivre ma vie.

L’erreur se tient là, dans ce mot : la pression. A tellement vouloir réaliser, s’accomplir, changer, évoluer. Nous nous en demandons trop. Et nous nous essoufflons. Parce que nous avons trop mis de pression sur ce que nous voulions être et vivre.

La pression engendre la pression. Et surtout, la pression tue le rêve avant qu’il n’ait eu le temps de prendre vie réellement.

Trou noir. Tempête. Culpabilité. Colère. Indécision. Est-ce que je veux vraiment tout ça ? La réponse est limpide : oui, je le veux, je le désire.

Alors, la solution s’impose. Qu’as-tu oublié au passage ? La joie d’être toi. L’envie d’être toi. La joie de t’amuser. L’envie de t’amuser. La joie de te sentir légère et libre. L’envie de te sentir légère et lourde.

A trop vouloir, j’ai oublié d’être moi, spontanée, naturelle. J’ai oublié de m’amuser, de prendre du plaisir. Et je me suis à nouveau rendu trop lourde. Lourde d’attentes et de jugements. Mais alors comment transformer ceci en cercle vertueux ?

Abandonner mes rêves ? Non, hors de question.

Chaque problème a une solution. Sinon, c’est qu’il n’y a pas de problème. Et la solution est peut-être dans la simplicité de se foutre la paix. Oui, M. Midal, vous avez raison : foutons-nous la paix. Soyons indulgents avec nous-mêmes et laissons-nous traverser par le mouvement de la vie.

Je n’ai pas rêvé trop fort, j’ai juste oublié de me réveiller. Comment réaliser nos rêves si nous ne sommes pas éveillées ? Alors, je vais me réveiller. Et vivre. Juste vivre. Vivre le présent qui a été trop délaissé au prix du futur. Un futur qui reste pour le moment futur puisque je suis sûrement passée à côté des magies et aux délices de la vie du présent. Délices et magies qui auraient pu donner un autre goût et une toute autre forme à mon plan d’action bien ficelé. Trop ficelé.

Laisser entre la lumière. La joie et le plaisir. Les laissés entrer par les fêlures crées par mes erreurs et échecs du passé. Continuer de rêver, mais d’une autre manière. Un rêve rempli de confiance en la vie et en mes capacités. Un rêve vécu chaque jour, dès maintenant, pour de vrai, pas juste en rêve. Un rêve où le plus important n’est pas la ligne d’arrivée, mais le chemin de chaque journée. Une aventure en quelques sortes. Dans un doux équilibre entre objectifs et portes ouvertes sur les synchronicités de la vie.

Oui, je vais essayer ça. Prendre une pause. Souffler. Et rêver autrement.

Publié par bymorganedallagnol

💕 RêveuseCréativeAmbitieuse. 💕

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