The True Story.

J’ai cette musique dans la tête…

J’ai l’impression de me connaître, de me comprendre.
De saisir cette musique intérieure qui joue en moi.
L’impression de pouvoir anticiper les notes de musique qui vont suivre, comme un pianiste qui possède son instrument, qui ne fait qu’un avec son piano.

Et pourtant, au fil de mouvements de vie, de situations, d’instants.
Je sens les notes de cette musique intérieure changées, bougées, évoluées.
Et parfois, je ne reconnais plus cette musique.

Est-ce la mienne ? Est-ce que ces tessitures, ce mélange de sons aigus et graves sont les miens ?

J’ai cette musique dans le coeur…

Il y a ces nouveaux sons qui émanent du fond de mes tripes, parfaitement équilibrés et justes.
Comme une mélodie travaillée et composée depuis des années par l’artiste.
D’une manière innée, d’une oreille impulsive et naturelle qui a toujours su.
Quand ces notes remontent, elles sont frappantes. Elles mouillent mes yeux, font danser mes lèvres et activent mon cœur.

Les notes d’une musique qui sonne juste. Qui fait déclic. Qui anime et rend puissante.
Parce que ces notes représentent mon feu intérieur, ma passion, Moi.

J’ai cette musique dans le corps…

Et, il y a aussi les musiques qui me coupent de moi-même.
Comme si je refusais de ressentir cette mélodie, d’accepter que cette mélodie soit la mienne aujourd’hui, peut-être encore demain et les jours qui suivront.
Cette mélodie qui nous colle à la peau tout en ayant l’impression de ne plus être dans notre peau.

Les notes qui désarçonnent.
Les notes qui viennent nous percuter et nous ramènent à une autre réalité : il y a encore des parties de moi, des choses de moi, que je n’ai pas expérimentées et que je ne (re)connais pas.

Cette musique…

Un rythme intérieur qui oscille entre la puissance du classique. Le percutant du rock. La séduction du R’n’B. La joie du Pop. La nostalgie du Blues. L’envie de hurler du métal. Le transcendant des musiques à hautes fréquences.

Un rythme que je n’arrive pas toujours à suivre et à cerner.

Un rythme qui me donne parfois confiance et me donne envie de chanter à tue-tête : « I’m single ladies, ohohoh ohohoh ohoho.»

Un rythme qui parfois me prend de court et vient sonner à ma porte avec des accords mineurs sans que je n’aie convoquée qui que ce soit.

Un rythme qui parfois me tétanise et me déstabilise : who I am ??

Ma musique…

Je crois que je suis loin d’avoir toutes mes partitions.
Et je ne peux pas toujours devancer les notes sur mon clavier.

Et parfois, ça me fait peur, je me fais peur.
Parfois, je me demande qui pourrait me cerner si moi-même je n’y arrive pas toujours ?
Qui pourrait comprendre ces notes, ces sons, si j’ai moi-même du mal à les comprendre et les saisir ?
Parfois, j’ai mal d’être moi et mal de jouer ce récital.

Et en d’autres temps, je me sens chanceuse d’avoir plus d’une corde à ma harpe.
Et de n’avoir pas encore découvert tous les sons que peuvent émettre ces cordes.
Je me chanceuse et impatiente de découvrir tout ce que je peux vibrer, dégager, créer, (faire) ressentir.

Publié par bymorganedallagnol

💕 RêveuseCréativeAmbitieuse. 💕

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